Le recyclage vu de l’intérieur

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Intérieur de l'installation de récupération sur le chemin Sheffield, où est trié et traité le contenu des boîtes bleues des Ottaviens. Photos : Jon Connor.

Vous êtes-vous déjà demandé ce qu'il advenait du contenu de votre boîte bleue une fois ramassé ?

L'usine de recyclage de Cascades, sur le chemin Sheffield, traite chaque jour 83 tonnes de matières recyclables (des boîtes bleues) ramassées par ses 42 véhicules. Le procédé de recyclage comporte plusieurs étapes :

IMG 0637Convoyeur d'alimentation principal : Les matières sont déchargées sur un grand convoyeur. Celui-ci est arrêté par un capteur optique lorsqu'il y a accumulation au sommet.

Cylindre doseur : Le cylindre régule le débit d'alimentation, étale les articles et déchire les sacs.

Prétriage : Les sacs étant maintenant ouverts, les gros déchets sont retirés, et la ferraille et les gros articles en plastique sont triés, puis envoyés au recyclage.

Séparateur balistique : Dans le séparateur, les articles plats comme le papier, le carton et les sacs en plastique sont dirigés vers le haut et acheminés à une station de triage, où la fibre est séparée de la pellicule. Les contenants sont retournés à la chaîne. Les articles tridimensionnels descendent et tombent sur un convoyeur qui les transporte vers une autre station de triage. Les articles en verre sont quant à eux brisés par les palettes du séparateur et tombent directement en dessous.

Séparateur magnétique à tambour et cyclone : Le convoyeur transporte les articles et les fait tomber au-dessus d'un tambour magnétique en rotation qui attire les pièces en acier et les achemine à un autre convoyeur. Les autres articles tombent sur un tamis fin qui laisse passer les plus petits éléments, principalement du verre. Ceux-ci tombent dans un cyclone où les matières légères sont séparées du verre par aspiration.

Trieuses optiques : Les articles restants sont étalés sur des convoyeurs rapides et acheminés vers deux trieuses optiques qui, au moyen de capteurs infrarouges, déterminent la nature de chaque article avant de le projeter au bon endroit par des jets d'air.

La première trieuse envoie les articles recouverts d'un enduit multicouche dans la première chute et les plastiques de type 1 dans la troisième chute, plus haut. Les autres articles tombent dans la chute du milieu et sont acheminés à la deuxième trieuse optique.

La deuxième trieuse optique envoie les plastiques de type 2 dans la première chute et les plastiques de types 3 à 7 dans la troisième chute, plus haut. Le reste tombe dans la chute du milieu et est dirigé vers la station de tri manuel.

Station de tri manuel : Ici, des employés retirent les articles que les machines ont laissé passer et les mettent dans les bons conteneurs.

Séparateur à courant de Foucault : Cette machine utilise un rotor magnétique pour induire un courant de Foucault dans les canettes d'aluminium. Celles-ci sont alors projetées tandis que les autres articles tombent sur le convoyeur à résidus.Waste-recovery

Convoyeur à résidus : Ce convoyeur mène à une troisième trieuse optique qui renvoie toute matière recyclable oubliée dans la chaîne et laisse tomber les autres articles dans le conteneur à résidus.

Presse à balles : Lorsqu'un conteneur pour un certain type de matière recyclable est plein, on le transporte jusqu'à la presse pour compacter son contenu. Les balles pèsent entre 500 et 1 000 kg, dépendant de la matière.

Contrôle de la qualité : Un commis au contrôle de la qualité à la fin de chaque chemin de triage retire tous les articles indésirables et les renvoie dans la chaîne.


Les pires intrus dans les boîtes de recyclage

Voici les pires contaminants qu'on retrouve dans les boîtes bleues des Ottaviens :

  1. Déchets ménagers dangereux (huile, essence, pesticides et herbicides) dans des contenants et des aérosols complètement ou partiellement remplis.
  2. Bonbonnes de propane et d'hélium.
  3. Piles et batteries.
  4. Sacs et pellicules en plastique (sacs d'épicerie, de lait et de croustilles, pellicule moulante et cellophane). Ne mettez pas vos matières recyclables dans des sacs.
  5. Articles d'extérieur (outils, boyaux d'arrosage, bordures de jardin, mobilier de jardin et toiles de piscine).
  6. Petits électroménagers (grille-pains, rôtissoires et fours à micro-ondes) et outils électriques (perceuses et scies).
  7. Articles de cuisine (assiettes, tasses, autres articles en céramique, chaudrons et casseroles).
  8. Divers articles en métal et en plastique (pièces d'automobile et jouets).
  9. Papier et carton, qui vont plutôt dans la boîte noire. Exceptions : certains contenants de similicarton pour la nourriture et les boissons vont toutefois dans la boîte bleue, comme ceux de lait, de crème glacée et de jus congelé.
  10. Matières organiques (nourriture et plantes), qui vont plutôt dans le bac vert.

Et voici les pires contaminants qu'on retrouve dans les boîtes noires :

  1. Sacs et pellicules en plastique (sacs d'épicerie, de lait et de croustilles, pellicule moulante et cellophane). Ne mettez pas vos matières recyclables dans des sacs.
  2. Articles qui vont plutôt dans la boîte bleue, notamment les cartons à fermeture pignon (cartons de lait et de jus), les contenants aseptiques (Tetra Pak) et les contenants et canettes de boisson.
  3. Pièces d'automobile (rotors, étriers et plaquettes de frein).
  4. Déchets ordinaires.
  5. Piles et batteries.

En moyenne, on compte 20 % d'intrus dans les boîtes bleues, comparativement à un maigre 4 % dans les boîtes noires.

Vous ne savez plus trop si un article va dans la boîte bleue, la boîte noire, le bac vert ou les poubelles ? Vérifiez dans le navigateur de déchets de la Ville d'Ottawa.

Contamination du sol au Jardin des enfants d'Ottawa

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Lors d'une récente étude, l'Unité d'assainissement environnemental de la Ville a relevé un cas de contamination de zones de sol mince situées au 321, rue Main (emplacement du parc Robert F. Legget et du Jardin des enfants d'Ottawa). Parmi les contaminants en question, on trouve certains composés d'hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP), dont les concentrations mesurées dépassent les normes fixées par le ministère de l'Environnement et de l'Action en matière de changement climatique.

Ces concentrations excédentaires indiquent qu'il existe bel et bien un risque potentiel pour la santé chez l'humain. Toutefois, le calcul de ce risque est fondé sur les limites d'exposition à long terme et d'autres hypothèses prudentes quant à la durée et à l'intensité de l'exposition.

Durant l'hiver, la Ville réalisera une évaluation environnementale de site (ÉES) phase 2 pour recueillir de nouvelles données sur le sol et déterminer l'ampleur de la contamination l'hiver, puis élaborera un plan visant à instaurer les mesures qui s'imposent en matière de gestion des risques ou d'assainissement du terrain, ou les deux.

S'il est vrai que l'exposition aux HAP peut entraîner des effets sur la santé, ceux-ci ne surviennent en général qu'en cas d'exposition prolongée. Selon la Ville et Santé publique Ottawa, la contamination du sol ne présente aucun risque grave ou immédiat pour les usagers du parc, et il est peu probable qu'elle ait la moindre incidence sur leur santé, sauf en cas d'ingestion du sol.


Faits saillants

  • Santé publique Ottawa a confirmé que la contamination du sol situé au 321, rue Main ne présente aucun risque immédiat pour les résidents.
  • La consommation de fruits ou de légumes du jardin sur une période aussi courte ne devrait pas être nuisible pour la santé.
  • Lors de l'aménagement du Jardin des enfants d'Ottawa en 2009, le sol a subi un examen, qui a certifié sa conformité aux normes provinciales. Celles-ci, après une révision en 2011, ont été resserrées en ce qui a trait à la plupart des composés de HAP.
  • En octobre 2016, le prélèvement d'échantillons de sol supplémentaires a révélé des concentrations de HAP supérieures aux normes provinciales actuelles (après révision).
  • La Ville réalisera évaluation environnementale de site (ÉES) phase 2 pour recueillir de nouvelles données sur le sol et déterminer l'ampleur de la contamination.
  • D'après les résultats de l'évaluation environnementale du site, la Ville élaborera un plan visant à instaurer en 2017 les mesures qui s'imposent en matière de gestion des risques ou d'assainissement du terrain, ou les deux.

Questions et réponses

Que sont les hydrocarbures aromatiques polycycliques?
Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) forment un groupe de plus d'une centaine de produits chimiques générés par la combustion incomplète de carburant, de déchets et d'autres substances organiques. Leur présence dans l'environnement étant principalement attribuable à l'activité humaine, les HAP se trouvent en général dans les vieux secteurs urbains, surtout ceux consacrés à des activités industrielles ou à la fabrication. Il y en a dans l'asphalte, le pétrole brut, le charbon, les cendres, le brai de goudron de houille, la créosote et les gaz d'échappement des véhicules. Les HAP se présentent parfois à l'état gazeux, attachés à des particules de poussière dans l'air, et parfois à l'état solide dans les sols ou les sédiments.

Three questions about the central library's proposed site

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Catherine McKenney and Tobi Nussbaum, Ottawa Citizen

The prospect of a new central public library in our city is an exciting one. Successful central libraries offer citizens a one-stop shop of diverse civic and cultural life. Across the country, new libraries have breathed additional life into downtown cores, from Vancouver to Halifax. In that context, the recommendation to move Ottawa’s new Central Library from the downtown core to the edge of LeBreton Flats raises important questions that Ottawa residents need to consider before the Ottawa Library Board convenes at the end of January. Here are three questions worth asking.

First, how was the feedback from the extensive public consultation reflected in the recommendation? The three highest-ranked criteria during the online public consultations on location were that the site be easy to access: for people with physical disabilities, by foot and by bus. On the face, it is not clear how a site separated from downtown by an escarpment, further removed from the residents who live or work in Centretown, and located more than two km from the crossroads of the city’s bus routes at the Rideau Centre reflects these priorities. Although the recommended site is close to an LRT station – a necessary condition for any future site – library-user surveys indicate that  81 per cent of current users arrive by foot.

Second, how would the recommended site serve the three identified target demographic groups: local residents, other residents of Ottawa, and visitors? Demographic analysis suggests that even assuming LeBreton Flats is fully developed, in 20 years it will still have less than half the population of Centretown. For other Ottawa residents, any location on the LRT would provide transit access. For the almost 120,000 downtown workers who make up one-quarter of the visits to today’s Central Library, the proposed site would be harder to access. The most visited sites in Ottawa are clustered close to the Hill and include Parliament, the ByWard Market and the Rideau Centre.

Will remodelled Bank Street south mirror the Glebe? Business owners hope not

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City unveils proposed redesign plan for five-year overhaul

Bank Street redesign coming
Residents listen as Emmett Proulx, a transportation planning designer with MMM Group, explains proposed plans to redesign Bank Street from Riverside Drive to Ledbury Avenue during a consultation meeting at the Jim Durrell Recreation Centre in Alta Vista on Dec. 6.

By Erin McCracken, Ottawa Community News

Business owners worry the proposed redesign of Bank Street between Riverside Drive and Ledbury Avenue is an attempt to import the Glebe’s model of bistros, boutiques and cafes farther south, where there are car dealerships, mechanic garages, plazas and large grocery stores.

“Fundamentally, what they’re doing is they’re trying to change the nature of businesses (along) Bank Street south, something that’s more Glebe-ish,” said Nikki Dignard, whose husband owns a family dentistry practice on Bank, between Heron Road and Alta Vista Drive.

“How many Glebes do you need? How many Westboros do you need? There still has to be the bread and butter to service the 70 per cent of the population,” Dignard said during a public consultation meeting at the Jim Durrell Recreation Centre on Dec. 6.

The presentation offered a first look at the scope of the multi-stage reconstruction project, which is expected to begin in the latter half of 2018 and take an estimated five years to complete.

As an arterial main street, Bank carries a lot of traffic, though in the future a slight reduction is expected when the Trillium O-Train light-rail transit line is expanded south, said Patrick Hill, project manager with consulting firm MMM Group.

“But we also wanted to have that Main Street feel of businesses and an active place for people and cyclists,” he said, referring to the transformation of Main Street in Old Ottawa South into the city’s first complete street.

It now features cycle tracks — segregated bike lanes at curb height — which are coming to Bank Street in Billings Bridge, Alta Vista, Heron Park, Ridgemont and Ledbury-Banff.

Bank is recognized as a crosstown bikeway, but business owners doubt cycling lanes will bring in more clients given the nature of the “destination businesses” there, said Dignard.

“This whole idea about riding a bike – it’s supposed to be a pleasurable experience,” said her husband, Ted Henike. “Coming to a dentist while riding your bike? It doesn’t equate.”

Still, the proposed plan, which was identified as one of 13 capital construction projects in the 2012 Bank Street community design plan, was applauded by some of the 50 people at the meeting, particularly for the cycle tracks.

“They need to do something,” said Alta Vista resident Suzanne Lafrance, who used to cycle along Bank Street to Riverside Drive but found it dangerous.